Interview photo
Découvrez Laurent Nivalle, un photographe spontané
Mardi 22 Décembre 2009
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Mots clés : Portrait




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Laurent pour commencer raconte nous tes débuts en photographie.( Comment as tu appris ?)
De par mon travail (direction artistique, images de synthèse au Centre de Design Citroën), l'image est omniprésente dans mon quotidien. C'est tout naturellement que j'ai eu envie de faire de la photo. J'ai sauté le pas en décembre 2005 avec l'achat d'un Canon 350D. J'ai décortiqué toutes les fonctions de l'appareil, fait des tests pendant quelques mois avant de commencer à sortir des photos qui ressemblaient à quelque chose. N'ayant pas d'amis photographes les débuts ont été assez laborieux mais j'ai persévéré.
Aujourd'hui je compte prendre quelques cours pour améliorer la technique et approcher du matériel de studio par exemple. Le matériel ne fait pas tout, mais il permet d'ouvrir de nouvelles perspectives artistiques et techniques.
A quel moment cette passion est elle devenue sérieuse ?
Dès le début je l'ai approchée sérieusement et méthodiquement mais au bout de quelques mois et grâce à mon vrai job j'ai eu la chance d'avoir quelques photos publiées ici et là. Essentiellement des magazines automobiles : Intersection Magazine France, Auto&Design, Car Styling; des magazines plus grand public : Paris match, Vogue Homme; des dossiers de presse Citroën et sur des sites web.
Il y a même eu un groupe musical sud-Koréen qui a utilisé une de mes photos pour la pochette de leur album.
Disons que les choses se sont un peu accélérées lorsque j'ai mis en ligne mes travaux avec mon site web il y a un an, en décembre 2008. Je dois avouer que travailler pour une marque comme Citroën, indirectement facilite le focus sur mon travail personnel.
Quels sont les photographes que tu admires, et pourquoi ?
Les photographes qui m'inspirent ou que j'admire sont contemporains, essentiellement issus du milieu de la mode et que je considère comme de vrais artistes.
Pour en citer quelques uns : Derek Kettela, Peter Lindbergh, Terry Richardson, Bruno Dayan, Tim Richardson, Petra Van Raaij, Hedi Slimane, Tim Fahlbusch... J'admire leur travail car j'y suis sensible, il me fait rêver et me transporte. C'est frais, beau, à la fois sophistiqué et spontané, ouvert à l'expérimentation. Je trouve que c'est très motivant artistiquement et techniquement. C'est un milieu que j'aimerais approcher davantage pour des collaborations avec des stylistes, maquilleurs ou coiffeurs.
Si tu devais définir ton style, quel serait-il ?
Aucune idée. Je ne me suis jamais posé la question et je n'ai pas envie de me la poser.
J'ai effectivement fait des choses très différentes, qui correspondaient soit à une envie du moment soit à une demande précise pour le domaine professionnel, mais dans tous les cas, ces travaux s'inscrivent dans une recherche et une évolution personnelle et logique. Etant très récent dans le domaine de la photo, j'ai envie d'expérimenter tout ce qui peut me passer par la tête, et je suis obligé de passer aussi par des sujets déjà vus et revus des milliers de fois.
Certains me disent que j'ai une patte, d'autres me reprochent que je suis juste dans la tendance actuelle et qu'il n'y a rien d'original dans mon travail. Je préfère ne pas y réfléchir et laisser la spontanéité l'emporter. Je m'amuse, la photo est mon ballon d'oxygène et ça me suffit.
Peux tu nous parler du matériel que tu utilise ?
J'utilise essentiellement un Canon 5D accompagné de trois objectifs : 50mm/1.8, 24-70mm/2.8L et un 70-200/2.8L avec stabilisateur. J'utilise aussi beaucoup mon iPhone, et de temps en temps un canon argentique 300D, un Diana, un Semflex et un appareil bizarre russe dont j'ai oublié la marque et un polaroid. J'adore le rendu de l'argentique mais pour mon activité quotidienne le numérique est tout de même l'idéal.
J'ai également eu l'occasion d'avoir entre les mains un Leica M8, et il s'est passé quelque chose d'inexplicable avec cette appareil. J'espère un jour pouvoir m'en offrir un.
Pour le traitement je n'utilise pratiquement que Lightroom, et de temps en temps Photoshop pour certaines retouches colorimétriques. Je n'aime pas passer trop de temps sur une photo, cinq minutes en moyenne. J'aime que ça reste assez spontané et frais.
Quels sont tes projets ? Comment imagines-tu la suite de ton parcours photo ?
Dans l'immédiat continuer à alimenter mon portfolio et à croiser de nouveaux univers. Comme je l'ai dit la mode m'attire, ainsi que l'univers musical (making of studio, concerts, photos de groupes, portraits, suivre un groupe en photos), continuer à creuser des idées et mon style en photographie automobile.
Peut-être faire une expo l'année prochaine si je trouve un concept et un endroit intéressant. J'aimerais aussi faire un livre sur le Centre de Design Citroën. J'ai beaucoup de matières inédites de ce haut lieu du design automobile dans lequel je travaille. J'ai également envie de me tourner vers la réalisation (courts, clips, essais) avec du matériel comme le Canon 5D MarkII ou le 7D.
Je ne pense pas en faire mon métier car en vivre est déjà difficile pour les très bons. J'ai du mal à penser que je puisse y arriver.
Vous pouvez découvrir les deux reportages de Laurent Nivalle publié sur RP en cliquant sur les images :
München-Paris par Laurent Nivalle
Un deuxième voyage au Maroc par Laurent Nivalle
Le site de Laurent Nivalle.






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