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Réflexion et expo : La photo en prison, une liberté contrôlée
Dimanche 07 Février 2010
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Mots clés : Marché photo




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Pendant sept ans, le photographe Klavdij Sluban a mené un travail remarqué avec les mineurs détenus de Fleury-Merogis. En 1998, la Maison européenne de la photographie consacrait même une exposition à ces images.
Depuis, Klavdij Sluban a cessé de faire des photos en prison en France. "Les conditions se sont trop durcies. On ne me laissait plus être seul avec eux, on ne pouvait plus se promener librement. Je crois que les jeunes, par la photographie, façonnaient leur lieu de détention au lieu de le subir. Ce n'était pas supportable, on ne m'a plus laissé rentrer." Le photographe continue désormais son projet dans d'autres pays.
En France, photographie et prison ont rarement fait bon ménage. A lui seul, le titre de l'exposition du Musée Carnavalet, qui se penche jusqu'au 4 juillet sur les images des prisons parisiennes de 1851 à 2010 "L'impossible photographie", en dit long. De ce lieu si fermé sortent peu d'images, et toujours extrêmement contrôlées.

Pour un photographe, la prison est un lieu d'infinies contraintes. Craignant les représentations trop négatives, les atteintes au droit à l'image ou juste les "troubles à l'ordre public", l'administration pénitentiaire accorde les autorisations au compte-gouttes. Pour l'exposition au Musée Carnavalet, seuls trois photographes ont été accueillis pour une commande à la prison de la Santé, quand le musée en avait proposé cinq.
La suite de l'article sur le site du Monde.fr.
Plus d'informations sur l'exposition :




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