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Test Manfrotto : trépied 055X Pro et rotule 327 RC2

Manfrotto est une société italienne qui propose de puis plus de 40 ans des solutions de trépieds, rotules et accessoires photographiques. Elle a su se positionner comme l’un des grands noms du trépied photo et vidéo autour des Gitzo et autre Slik ou Velbon. Manfrotto est synonyme de solidité dans l’esprit des photographes et nous allons voir que le matériel testé aujourd’hui confirme à nouveau cette impression.
Test Manfrotto : trépied 055X Pro et rotule 327 RC2

Nous avons ici le plaisir de prendre en main un trépied qui est depuis quelques temps au catalogue Manfrotto, le 055XProB et surtout une nouvelle rotule fraichement apparue fin 2010, la 327RC2. Ces références n’ont rien de poétiques, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on demande à un trépied et sa rotule, ils doivent être avant tout solides, fonctionnels, pratiques et correspondre à ses utilisations photographiques.

 

Rappelons tout d’abord qu’à partir d’une certaine gamme de matériel, le trépied et la rotule sont vendus séparément. Ainsi, il est possible au photographe de sélectionner une rotule adapté au confort de manipulation souhaité, voir d’en posséder plusieurs avec un même trépied. Les technologies de rotules ont ces dernières années bien évolués sur le plan des matériaux utilisés ou des finitions. La facilité de prise en main et la souplesse sont une priorité des constructeurs.

 

Le trépied 055XProB

 

 

Caractéristiques :

 

  • Nombre de section: 3 
  • Dimension maximum ouvert: 178,5cm 
  • Dimension minimum ouvert: 10cm 
  • Dimension replié: 65,5cm 
  • Charge maximum: 7kg 
  • Poids: 2,4kg
  • Tarif : Entre 160 et 190 €

Le 055XProB est un trépied qui respire la confiance. Lourd (2.4 Kg), tout en aluminium, il se destine peu à la ballade à moins d’avoir les épaules solides. D’ailleurs Manfrotto n’a pas jugé bon de le livrer avec un sac de transport comme certains autres trépieds plus légers proposés par le constructeur. Le photographe randonneur se tournera donc vers des modèles plus adaptés aux déplacements (plus léger donc moins stable ou mieux vers des trépieds en fibre de carbone, stables mais beaucoup plus chers…). Muni de trois sections par pied, la bonne surprise vient de sa hauteur maximum une fois déployé, presque un mètre quatre vingt avec la colonne centrale montée au maximum. Une excellente chose quand on réalise des prises de vues d’architecture et qu’on souhaite monter le point de vue le plus haut possible afin de conserver des perspectives respectables (surtout quand on est petit comme moi !).

 

D’autres atouts agrémentent aussi ce trépied : La possibilité d’écarter au maximum chaque pied indépendamment grâce à un bouton gris clair situé sur le haut qui libère l’axe de rotation du pied. Idéal pour les photographies macros au ras du sol pour aller chercher les petites bestioles ! Un autre point très intéressant est la possibilité de la colonne centrale de s’incliner à 90° sans la sortir complètement. Un mécanisme au centre du trépied permet à la colonne de pivoter en douceur et de se glisser horizontalement. Intéressant pour des points de vues originaux en plongée ou mieux pour fixer en bout de rotule des accessoires de lumière comme un réflecteur ou un flash (cela peut faire office de mini girafe si le sujet est petit !). Muni d’un niveau à bulle sur la pièce qui permet de basculer la colonne, vous n’aurez plus d’excuse pour corriger vos cadrages penchés.

 

Enfin, quelques détails pertinents qui montrent que le constructeur pense au confort du photographe :

 

  • Une mousse est présente sur la première section de deux des pieds afin d’éviter de se geler les mains directement sur l’aluminium lorsque vous le saisissez par grand froid.
  • Un petit anneau entoure l’un des pieds avec en son bout, une clé permettant de resserrer les vis des intersections lorsqu’elle prenne du jeu. Bonne idée !

 

Sans être révolutionnaire, ce trépied est une valeur sûre, solide, les mécanismes de serrages ne vous lâcheront pas de sitôt. Il possède également de nombreux atouts comme la colonne basculante ou une hauteur confortable qui lui apporte un rapport qualité / prix pertinent !

 

La rotule 327RC2

 

 

Deux nouvelles rotules sont apparues au catalogue du constructeur en 2010 : la 327RC2 (160 € environ) et la 324RC2 (120 € environ). Basée sur une technologie de type « joystick » créé en 1987, le confort et la maniabilité de ce type de rotule a beaucoup évolué depuis.

 

La différence principale entre les deux rotules se situe au niveau de la charge maximum acceptée : 5.5 Kg pour la 327, 3.5Kg pour la 324. L’inclinaison latérale est également supérieure pour la 324. Les deux rotules sont cependant construites sur le même principe mécanique.

 

La rotule possède un plateau rapide à visser sous l’appareil. Bon point pour ce plateau qui ne nécessite pas de pièce de monnaie ou de tournevis pour le fixer au reflex. Une idée également toute bête mais fort ingénieuse est la présence sous le plateau du mot « Lens » avec une flèche indiquant le sens de fixation en vertical ou horizontal. Un petit rien qui évite grandement de pester contre votre trépied car vous avez fixé l’appareil à l’envers ! Le clapet de blocage du plateau est équipé d’une sécurité en dessous à travers un petit loquet que l’on doit actionner si l’on souhaite enlever l’appareil.

 

L’ensemble respire la solidité et la précision mécanique. D’un poids de 620 grammes (430 pour la 324), la rotule reste relativement légère en comparaison d’une 808RC4 rotule 3D de 1.4 Kg par exemple. Une fois vissée sur le trépied l’ensemble est assez homogène et n’a pas de jeu.

 

 

Ce type de rotule se base sur une technologie à « boule ». C'est-à-dire qu’une boule centrale est recouvert d’une autre boule creuse qui tourne autour. Un système de serrage permet de bloquer la position souhaitée. Ainsi il suffit de presser la poignée et de manipuler celle-ci pour trouver la position désirée. C’est d’une simplicité enfantine (même si la pression sur la poignée doit être assez forte tout de même) et trouver le cadrage souhaité est très intuitif. Un niveau à bulle est également présent sur la rotule.

 

J’ai eu l’occasion d’essayer de nombreuses rotules et je dois dire que ce type reste pour moi le plus efficace. Grâce à la précision mécanique de l’ensemble on reste très fin sur les mouvements qui libèrent facilement l’appareil en appuyant sur la poignée. Un contrôle de friction est même présent sous la forme d’une molette au dos de la poignée permettant de régler la « dureté » du blocage. Même si pour réaliser des panoramiques précis, on préfèrera une rotule adaptée, il est tout à fait envisageable occasionnellement de tenter une prise de vue grâce à une rotation.

 

L’une des contraintes de ce type de système est que les angles possibles des mouvements de la boule centrale sont limités :

 

  • 327RC2 Horizontal (panoramique) : 360° Inclinaison Frontale : -90° +90° Inclinaison Latérale : -3° + 90° (dû à la pièce qui enrobe la boule fixé à la poignée !)
  • 324RC2 Horizontal (panoramique) : 360° Inclinaison Frontale : -90° +90° Inclinaison Latérale : -19° + 90° (dû à la pièce qui enrobe la boule fixé à la poignée !)

 

Dans la pratique, aucun soucis pour travailler en vertical comme en horizontal. On rencontre parfois cependant LA position impossible limité par l’inclinaison latérale, vite corrigée par un déplacement du trépied lui-même ! Les poignées ont également été conçues pour fonctionner aussi bien pour les gauchers que pour les droitiers.

 

En conclusion, ce type de rotule apporte un confort de prise de vue très appréciable. Si vous travaillez avec un appareil moyen format ou une petite chambre, il est même envisageable de les monter sur la 327RC2. On pourra également envisager sans problème une utilisation en vidéo. Une fois mis en place, on oublie vite les contraintes mécaniques du support de l’appareil pour se concentrer sur sa prise de vue et c’est bien ce que tout photographe attend de ce type d’accessoire.

 

 

Nous remercions Manfrotto pour nous avoir fourni le matériel.

 

 



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Auteur - Photographe

Denis Chaussende

Denis Chaussende    Portfolio
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Publié le mardi 01 mars 2011
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dje

Dje
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Commentaire 1 / 2 publié le 01-03-2011 à 13h35
Petit témoignage puisque je possède ce trépied depuis 3 ans.
Il a tout essuyé : mer, neige, boue, froid, chaleur et il est encore nikel.
Je le nettoie après chaque grosse sortie et les mousses très pratiques nécessitent un nettoyage plus précis mais résistent très bien au temps.
Il est cher, mais c'est vraiment de la bonne came.
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Emir

Emir
Administrateur
Commentaire 2 / 2 publié le 01-03-2011 à 15h13
Merci Dje pour ce feedback ;)
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