Reportage
En périphérie de la globalisation par Emile Zwaltek (Chantier a Pune, Maharashtra. Inde)
Vendredi 31 Juillet 2009
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Mots clés : Portrait




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Je découvre ainsi que nombreux travailleurs qui arrivent en famille ne viennent pas des environs de Pune, mais parcourent entre 200 et 2000 Km pour venir travailler et vivre sur ce chantier. J'apprends également que le salaire de la plupart de ces personnes est de 80 roupies par jour, ce qui représente environ 1,20 euro.
Dans le discours officiel du ministre des finances indien Shri P. Chidambaram prononcé au Norvegian Nobel Insitute a Oslo en Octobre 2007, il est question d'un programme de sécurité de l'emploi qui assure 100 jours de travail minimum à 80 roupies par jour pour toute personne vivant sous le seuil de pauvreté. Il n'est pas à exclure que les gens que je rencontre ici fassent partie de ces mesures gouvernementales.
Dans la majeure partie de l'Inde, le coût de la vie est très modeste: pour donner un ordre d'idées, le prix d'un kg de riz, varie entre 12 et 20 roupies, celui d'un kg de tomates est de 10 roupies (10 roupies = 15 centimes d'euros).
Ce salaire leur permet de survivre.
Je ne suis pas étonné d'apprendre que ces ouvriers sont issus de castes dites "basses", qu'ils ne savent ni lire ni écrire, qu'ils ont une idée très approximative de leur age et parfois ne connaissent pas le nom du village où ils sont nés.
En ma présence, ils sont souvent souriants et agréables.
Tous les interviewés se sont dit heureux de leur vie sur le chantier.
J'ose le croire.
Voilà une douzaine de portraits de ces personnes rencontrées pendant quelques mois.
Emile Zwaltek
Vous pouvez découvrir le livre Raising India de emile Zwaltek sur ces ouvriers à cette adresse : Raising India.blurb.com.





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