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Reportage Photo

FNAC : deux employés licenciés pour avoir fait leur travail

(Notre premier article sur l`affaire : La droite scandalisée par un outrage au drapeau).

 

Dans la catégorie « politiquement incorrect » …

 

La photographie est choc. Elle représente un homme en train de s`essuyer le postérieur à l`aide d`un drapeau tricolore. Ce cliché présenté dans la catégorie « politiquement incorrect » faisait pourtant parti des « coups de cœur » du jury. Faisait car il a été retiré des lauréats.

 

Michèle Alliot-Marie, garde des sceaux, fait alors part de son intention de traduire le photographe en justice. Son souhait est réalisé par le préfet des Alpes-Maritimes. L`affaire est finalement classée sans suite par le procureur de la République de Nice. Qu`importe MAM parle déjà d`un décret permettant de faire passer cette outrage aux symboles de la République sous le coup de la loi.

 

A cette période, Hortefeux s`est même entretenu avec  le directeur de la FNAC, Christophe Cuvillier. Ce dernier a adressé ses excuses publiques et par la suite, deux employés ont été licenciés.

 

Coupable d`avoir fait son travail

 

La première, chargée de communication a été limogée pour faute grave. Motif, elle a pris acte des décisions du jury et a diffusé les clichés lauréats à la presse. En clair, ce pourquoi elle est payée. La secrétaire du CE explique pourtant que la chargée de communication avait fait part à ses supérieurs de son inquiétude quant à la diffusion de la photo :

 

« La salariée a contacté une personne du siège, chargée de la partie logistique de ces concours photo au niveau national. Elle lui a transmis la photo pour évoquer des questions de format, tout en lui indiquant qu`il y avait de vives réactions du côté de l`extrême droite et de la droite. Cette personne lui a donné un avis personnel sur la photo, et a ensuite contacté la directrice de l`action culturelle, pour évoquer les risques encourus par l`entreprise. Ils ont consulté le service juridique qui a estimé qu`il n`y avait rien à craindre de ce côté-là ».

 

Elle appuie sa déclaration sur un échange de mails avec un cadre de la FNAC.

 

La réaction en chaîne

 

C`est là que survient le deuxième licenciement. Le cadre en question a lui aussi été convoqué pour un entretien préalable. A l`écrit aucune, on ne retrouve aucune mention à la photographie. À l`oral, cependant, on lui aurait reproché de ne pas avoir averti ses supérieurs de la situation.

 

La FNAC clôt ainsi cette affaire en se pliant aux pressions du gouvernement. Certes le photographe n`est plus inquiété mais on assiste à une ingérence de l`état dans les affaires culturelles d`une entreprise. Mais surtout à une violation de la liberté d`expression et de la pratique même de la photographie.

 

Emmanuel Daniel

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5 commentaire

  1. Licencié pour avoir fait leur boulot… Ou comment faire de la lèche au gouvernement.

    Les mecs ont jugé une oeuvre artistique, aussi provocatrice soit-elle (n’est-ce pas là un des fondamentaux de l’art ?). Enfin bref, du management à la française. Les gros patrons virent les fusibles et se félicitent de leur travail bien fait au lieu d’anticiper en regardant ce qu’ils signent par exemple.
  2. Je trouve cela honteux et hypocrite.

  3. Moi je trouve ça anecdotique par rapport au nombre important de personnes qui sont licenciés pour des raisons injustifiées … pour de simples raisons ou pressions politiques … car il ne faut pas oublier que la politique a investit de nombreuses moyennes et grandes entreprises et institutions.

  4. Ces deux employés mis à la porte me font penser aux fantassins Joyandet et Blanc qui ont été poussés vers la sortie pour virer le Caporal Woerth. 

    On limite la casse en se débarrassant des pions !
  5. Enfin y avait une bonne raison pour blanc et joyandet… Blanc et ses cigares, Joyandet pour son jet. Eux ils avaient rien fait sauf valider un choix ce qui leur aurait été reporché si il ne l’avait pas validé

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