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Reportage Photo

Le nuage islandais était un faux

Et bien des caméras installées près du cratère permettaient de visionner en direct le nuage de cendres sur internet. Le site eldgos.mila.is a accueilli 4 millions de visites, un RECORD en Islande. C`est dire si l`évènement est de taille. Pourtant, ce nuage qui a perturbé le trafic aérien européen, agacé des milliers de voyageurs et vidé le portefeuille des compagnies aériennes ne devait pas être assez impressionnant. En effet, un photographe local a pris la liberté de faire circuler un CNM (Cliché Numériquement Modifié) du nuage qui a fait le tour des rédactions mondiales. C`est le responsable du service photo d`un canard australien qui a démasqué le plaisantin.

 

Eyjafjallajökull ?

Peut-être qu`en voyant le nuage de cendres, le photographe islandais, concerné par la renommée mondiale de son pays, s`est dit que l`éruption du Eyjafjallajökull risquait de ne pas intéresser l`opinion internationale. Nous pouvons donc supposer que c`est par pur patriotisme que (par soucis de confidentialité nous l`appellerons) BJORG a modifié l`apparence de la photo pour donner lui donner une apparence apocalyptique. Ce n`est en tout cas sûrement pas à des fins lucratives. BJORG ne souhaitait nullement profiter de l`évènement pour multiplier son chiffre d`affaire.

 

Un acte de bravoure

Revenons au courageux qui, en direct des antipodes a vu ce que personne n`avait vu, l`indicible, l`inimaginable. Malgré le fait que le cliché ait circulé dans de nombreuses rédactions, il a fallu attendre qu`il parcoure les 16 605,2 Km qui séparent Reykjavik de Sydney pour que l`imposture soit découverte (coordonnées GPS précises des deux villes ici). Wade Laube, c`est le nom de ce redresseur de tort, après avoir remarqué la falsification, a contacté l`agence Reuters qui s`est procuré l`original pour comparaison.

 

 

 

Une fois les deux photos mises bout à bout, la supercherie saute aux yeux. Il ne restait plus à Reuters qu`à retirer le cliché et proposer l`original pour des publications ultérieures. Une fois encore, la question de la retouche sur une photographie de presse se pose. Faut-il légiférer pour empêcher les dérives ou la simple conscience professionnelle du photographe suffira-t-elle ?

A vos azerty !

 

Emmanuel Daniel

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4 commentaire

  1. Pourtant ça ne fait pas un pli que la photo a été retouchée. Marrant que personne ne l`ai vu. En même temps, pour ce coup là, à part le fait que lq photo est surtraitée, il n`y a pas masquage du message ou de la scène pour autant. On peut penser que Bjorg a voullu enjoliver se photo pour plus de clareté, couleur, vivacité et impact (mais il aurait pu la rendre plus naturelle). Et ce, sans penser à mal.
    Après. bien sûr que celle-ci est un peu sur-traitée. Mais avec les commités de censure de Reuters, eux-même ont validés la photo sans doute « jusqu`à dénonciation ».

    De plus nous sommes habitués à voir des images au range dynamique (HDR, multiplications des sources lumineuses…), doit-on interdire les images retouchées ? Ou juste les contrôler pour éviter les abus de traitements d`images (ou pire, le trucage ou le fake).
    Je vois des « grands reportages » par exemple qui impriment de mauvaises images en HDR de temps en temps. Sur-traitées, ou l`essentiel de l`image devient invisible… Dans un tel cas il est évident qu`il ne faudrait pas accepter de tel image pour un reportage montrant, démontrant, un regard sur un endroit et ses habitants.
    C`est aussi vrai qu`une image trop fade mériterais une petite retouche pour réhausser la netteté et la dynamique pour mieux apréhender le sujet.

    Je dirais qu`en plus de la question posée et justifiée : Faut-il légiférer pour empêcher les dérives ou la simple conscience professionnelle du photographe suffira-t-elle ? 
    Il y a aussi et surtout la question posé à la presse : Si la presse accepte une photo, soumis à examens par leur propre spécialiste, truquée ou simplement retouchée, et ce jusqu`à dénonciation d`un pair, n`y a t il pas un certain conflit d`interet ? Et dans le cas d`une réimpression de la photo après coup n`y a t il pas manque de respect envers le lecteur ET le photographe ( alors qu`il suffisait de dire… « non, on la veut nature celle-là ») ?
    Le photographe est-il réellement en cause ou subit-il « des règles » imposées par les médias ? 

  2. Pas besoin de sortir de polytechnique pour voir que la photo est retravaillée. C`est d`ailleurs une très belle photo.

  3. Ca a bien tendance à prouver que Reuters savait et étais d`accord avec le principe… au moins :)

  4. Revoilà le débat :)

    Comme les autres, ça sautais aux yeux que la photo était traitée, belle modif soit dit en passant, mais je pense inutile pour une image de presse, qui à pour but d`informer sur la réalité de l`évènement et pas d`offrir une `vision d`artiste` comme l`a fait ce journaliste.

    D`un autre coté, il n`y pas eu de modification, d`effacement ou d`ajout…

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