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Les pousseurs de Bacongo par Rodrig MBock

Le fleuve Congo est le deuxième fleuve le plus grand au monde après l’Amazonie. Il sert naturellement de frontière aux deux Congo, faisant de Brazzaville et Kinshasa les deux capitales les plus proches du monde. Des centaines de jeunes Kinois partent tous les jours de Kinshasa en RDC(Republique Démocratique du Congo) espérant trouver à Brazzaville un avenir meilleur. La dure réalité de cet exil va les pousser à faire des petits métiers comme celui de pousseurs dans les marchés de Brazzaville, en affrontant toutes sortes de discriminations.
Dans cette quête du bonheur leur survie dépendra de leur courage, mais aussi de leur force d’Homme.
LES POUSSEURS DE BACONGO 2011
Brazzaville, capitale du Congo compte près de 1.5 millions d’habitants cette population est aussi constituée de jeunes Kinois (ressortissant de Kinshasa en RDC) qui pour la plupart exercent des petits métiers, comme celui de pousseur.
LES POUSSEURS DE BACONGO 2011
Quartier BACONGO dans le côté sud de Brazzaville, les pousseurs arpentent les rues à la recherche d’éventuels clients pour qui ils transporteront des marchandises. C’est le cas de MAKOLA jeune Kinois de 25ans qui vit à Brazzaville depuis 5ans et exerce le métier de pousseur.
les pousseurs de Bacongo 2011
Le pousse-pousse est constituer d’une grande caisse métallique et de deux grandes roues de voitures chacune sur les côtés du pousse-pousse, des manches soudés constituent une sorte de guidon rendant ainsi l’engin maniable per son conducteur, il supporte des charges énormes pouvant aller jusqu’à 500kg.
les pousseurs de bacongo 2011
Le travail du pousseur consiste à porter des grandes charges et à les transporter à l’aide de son pousse-pousse jusqu’à la destination souhaiter par le client, moyennant une rémunération, le prix est fixé par le pousseur après une longue négociation avec le client, il joue aussi le rôle d’éboueur auprès de la société.
les pousseurs de bacongo
« …L’accès à la décharge est difficile nous empruntons parfois des ruelles impraticables dans le sous quartier pour ne pas se faire emmerder par la police… »Le chargement effectuer, MAKOLA le jeune pousseur ambitieux commence son périple à travers les rues et les quartiers de la Capitale, en mettant toute sa force et son énergie, il est la plupart du temps aidé par son frère DOMBI lui aussi venu chercher une vie meilleure à Brazzaville
les pousseurs de bacongo
je prends toujours au passage une dose de BOKANDA un whisky à base de manioc pour me redonner des forces… »
les pousseurs de bacongo
La décharge se situe juste au bord du fleuve Congo, de l’autre côté on peut apercevoir les bâtiments de Kinshasa la capitale de la RDC c’est ici que la plupart des ordures de la ville sont déversées, les carcasses de voitures sont toutes jetées ici.… Quand je viens ici, j’ai toujours la nostalgie du pays je pense à mes parents et mes amis restés là-bas au pays… »
les pousseurs de bacongo 2011
« …Nous nous retrouvons toujours ici, c’est un moment intenses pour partager les souvenirs du pays, en permanence nous portons des casquettes qui empêchent que nos compatriotes de RDC nous reconnaissent dans la rue… »
lrd poussers de bacongo 2011
La pose se fait en général le midi, les pousseurs sont fatigués du travail qu’ils ont effectué dans la matinée, ils profitent pour se reposer, fumer des cigarettes.
les pousseurs de bacongo
La pose se fait en général le midi, les pousseurs sont fatigués du travail qu’ils ont effectué dans la matinée, ils profitent pour se reposer, fumer des cigarettes.
les pousseurs de Bacongo 2011
le groupe se retrouve pour une partie de football, tous les jours après le travail du matin.
Les pôusseurs de bacongo 2011
Le resto de Maman Monique, est un bon plan, elle connait tous les pousseurs car c’est ici qu’ils mangent, les prix y sont abordables 300 FCFA le plat, on y mange du riz du manioc du poulet et du poisson, et des fois elle leur donne de la nourriture à crédit pour qu’ils payent plus tard.
Les pousseurs de Bacongo 2011
 des plats sont servis et nous mangeons généralement a la hate pour ne pas perdre une minute et retourner travailler.
les pousseurs de Bacongo 2011
MAKOLA prend sa douche, une fois de retour chez lui, il aime particulièrement se moment, car il enlève toute la sueur accumulée pendant la journée.
Les pousseurs de bacongo
« …Ma femme tout comme moi a traversée clandestinement le fleuve et notre fille est née ici, je me bats pour qu’elle puisse avoir un avenir… »
les pousseurs de bacongo 2011
« …j’adore le dimanche, parce que je peux m’habiller et aller à l’église, je me débarrasse enfin ma casquette pour montrer mon visage… »
les pousseurs de bacongo 2011
« …Dieu est important dans ma vie, car c’est lui qui me donne la force et le courage de sortir chaque matin, personne ne s’occupe de nous, nous sommes des réfugiés et nous ne profitons d’aucune aide, nous sommes victimes des discriminations, en RDC la situation est pire il n ya pas de travail, je ne sais pas si j’y retournerais, je remets tout dans les mains de Dieu… »

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8 commentaire

  1. Tres jolies  tes prises de vue

  2. Bravo 

    un vrai reportage ou l on devine l implication, l approche et l envie de faire partager.
    on se trouve au coeur du récit. 
    superbe !
  3. Très belles photos et les commentaires sont un vrai plus !

    Bravo
  4. Je vis actuellement à Lubumbashi en RDC. C’est fou comme ces capitales sont des sœurs jumelles. Des pousseurs, on en a aussi à Lubumbashi, ils sont très pratique car peu de personne ont des camions pour transporter des choses encombrantes et/ou lourdes. En plus c’est moins chère que de louer les services d’un camion. Très beau reportage avec de très belles images. (Attention pour les photographes qui veulent faire des photos en RDC, il faut une autorisation sous peine d’avoir plein de problèmes si vous vous faites choper et si vous n’arrivez pas à bien négocier)

  5. Très beau reportage

  6. Merci a tous
    pour ces encouragements, je précise que je suis a ma troisième année en photiographie, et que jai touche un appareil photo ma première fois seulement en 2009. je suis très heureux d’avoir été publier sur reportages photos.fr c’est une plate forme que j’aime beaucoup et jen ai parlé depuis aux photographes africains faisant partie de mon collectif au Cameroun, qui s’appelle collectif KAMERA.
    j’avoue qu’au Congo RDC j’ai eu de la chance pour rencontrer des gens ouverts, avec qui j’ai pu facilement échangé en leur parlant de la photographie et de ma démarche surtout de mon rôle auprès d’eux en tant qu’africain, d abord et photographe ensuite. car la réalité est que même dans mon propre pays j’ai beaucoup de difficultés a exercé sur le terrain, les gens sont toujours sur leurs gardes et sous tension tout le temps. Je remercie encore Eric de m’avoir fait confiance, j’espère évoluer encore en remerciant tous les membres actifs et leurs précieux conseils, Sylvain, Arog mon frère de RDC, Pascal, Yodorvil, oeilsur la photo et bien d’autres.

    Merci encore.

  7. Merci Doch pour ton passage. C’est toujours agréable de voir les photographes qui viennent échanger avec nos lecteurs.

  8. Bonsoir , je suis métisse Franco Malgache , j ai vécu 20 ans en Afrique de l ouest et un peu au Congo(2 ANS).

    La photographie est un art de vivre , elle est notre propre regard , elle s impregne de notre propre culture.Le fait que ton approche soit si corps a corps , rend ton ame encore plus belle .bravo de nous faire partager cela , merci a Eric  Martzloff…

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