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Reportage Photo

Photographie et marée noire ne font pas bon ménage

The Economist isole Obama

 

The Economist, journal sérieux et respecté, a donc déchaîné les critiques après avoir publié en Une une photo d`Obama retouchée. Sur le cliché initial, les deux personnes aux côtés d`Obama ont été supprimées via Photoshop. Pourquoi ? Pour le faire apparaître isolé et abattu d`après les détracteurs ; pour éviter que les lecteurs ne soient désorientés en voyant des inconnus aux côtés du président.

 

 

Chacun se fera son opinion sur le côté politique ou esthétique de ce geste. Néanmoins, si la photo n`est pas volontairement retouchée à des fins politiques, l`article lui est à charge. Allant jusqu`à taxer Obama de xénophobe. En effet, BP étant britannique, l`essayiste suggère qu`Obama tente de faire payer le prix fort à la société, l`appelant même Vladimir Obama (en rapport à l`ex-président russe.

 

Plus d`informations en anglais sur pdnedu.blogs.com et economist.com.

 

 

Une amende pour

 

Les journalistes s`approchant à moins de 20 mètres des bouées entourant la plate-forme Deepwater de BP sont maintenant sous le coup d`une directive des gardes-côtes. Une mesure de sécurité dissuasive, rien de plus normal me direz-vous. Et bien non, il s`agit bel et bien d`une entrave à la liberté de la presse. Une entrave à la liberté de photographier des oiseaux et dauphins mazoutés ainsi que les bouées cassées et souillées.

 

Si l`avertissement verbal n`était pas suffisant, il faut savoir qu`il est accompagné d`une amende de $40,000 et des poursuites pour crime. Pourtant, si l`on s`en tient à la directive des gardes-côtes, le texte a uniquement pour but de protéger le matériel et les sauveteurs.

 

 

Nous sommes tentés de croire en la bonne foi des autorités et la non intrusion des lobbyistes dans cette histoire. Mais dans ce cas, que dire de l`arrestation d`un photographe texan près d`une raffinerie BP. La version officielle explique que le photographe a été interrogé par la « Joint Terrorism Task Force », plus simplement, il était soupçonné de terrorisme.

 

Il est certes normal de protéger une raffinerie d`un acte malveillant, mais pourquoi demander à voir ses photos. En quoi photographier une usine de pétrole peut conduire à un acte irréparable pour la nation ? Ne serait-ce pas plutôt une façon pour BP (conjointement avec le gouvernement) de faire en sorte que rien sur les secrets de la firme ne s`ébruitent ?

 

En attendant plus de précisions, je vous laisse méditer sur le durcissement quotidien et sans frontières du sort réservé aux photographes, tant au niveau des lois, des méthodes de répression que de l`absence de justifications.

 

Plus d`informations en anglais sur pdnedu.blogs.com.

Emmanuel DANIEL

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