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Reportage Photo

Polaroid SX-70, une vidéo promotionnelle de 1970

Et si au contraire vous n`avez jamais utilisé de Polaroid, vous comprendrez pourquoi certaines personnes sont tant attirées par cette marque et son procédé d`impression qui permet d`offrir une photo facilement. Dans la vidéo vous pourrez découvrir comment le système est fabriqué et son mode de fonctionnement.

 

 

La source : petapixel.com.

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Un commentaire

  1. HISTOIRE DU POLAROID (appareil photo instantané)
     
    Un appareil photographique instantané dit « Polaroid », pour lequel comme Klaxon, Frigidaire ou encore Caddie le nom propre de la marque est passé dans le langage (antonomase en linguistique), permet d’obtenir directement des photographies argentiques, sans passer par des opérations séparées de développement du film et de tirage sur papier.

    Histoire

    Imaginé un soir de Noël 1942 par le scientifique américain Edwin H. Land (1909-1991), le Polaroid intronisa, bien avant l’ère numérique, le règne du tout en un et la magie de l’immédiateté. Un lumineux procédé qui inspire encore les photographes.

    La commercialisation en 1948 par Edwin H. Land lui-même du premier appareil à développement instantané (Polaroid 95) marque une avancée significative dans les techniques modernes d’émulsionnage au regard des multiples problématiques qui ont dû être résolues pour finaliser le concept.

    Ce procédé, initialement monochrome, fut adapté à la couleur en 1963 après l’invention du film Polacolor.

    Il connaîtra ensuite de profonds remaniements pour donner naissance au système SX-70 (1972) qui inaugurera une nouvelle ligne d’appareils plus léger et de surfaces sensibles rendant possible le développement instantané, et en plein jour, au sein d’une enveloppe scellée qui conserve dès lors tous les produits résiduels issus du traitement.

    Le « Pola » tient du jouet. Rien de si extraordinaire à cela. Il fut en effet imaginé le soir de Noël 1942 par le Edwin Land, après que sa fille de 4 ans lui eut demandé pourquoi elle ne pouvait pas voir la photo tout de suite. Il faudra encore cinq ans au papa pour résoudre les problèmes techniques. Une fois au point, la manipulation de l’appareil est un jeu d’enfant. Les adultes s’en sont vite emparés. Pas seulement pour des photos de famille, d’anniversaire, de mariage ou de fête. Médecins, architectes, policiers, professionnels de la pub et de l’industrie… tous lui ont trouvé des applications indispensables.

    Le succès de l’invention du Dr Land est fulgurant. L’appareil envahit les foyers des Américains et des Européens. Chacun apprend instinctivement une gestuelle qui tient de la cérémonie vaudou. Un cliché Polaroid exige de petits soins. Les mains jouent le rôle d’une couveuse. On le prend dans la paume, on le réchauffe, on souffle dessus, on l’agite dans un mouvement d’éventail, comme pour l’amener doucement à la réalité. On peut aussi le brutaliser, simple question de tempérament. Il fait l’objet de véritables fiches cuisines : superpositions ou transfert d’image sur un autre support en remettant le cliché dans l’appareil ou en le plongeant dans l’eau chaude. On écrit sur les bords blancs les caractéristiques du cliché, on dessine sur l’image, on la griffe, on brûle les bords. Comme le fait désormais la lomographie on utilise des films périmés. Un séjour dans le four garantit des craquelures ; au freezer, des traces rouges apparaissent.

    Ainsi, au même titre que le Bic ou la DS de Citroën, le Polaroid aurait mérité de figurer dans Mythologies de Roland Barthes. Surtout un modèle, celui de 1972, le SX-70 qui frise la perfection. Elégant, recouvert de cuivre, il cache bien son jeu. Replié, l’appareil évoque un étui à cigares et entre dans une poche. Lorsqu’on l’ouvre en faisant coulisser sa partie supérieure, il se déploie en petit théâtre avec les rideaux noirs du soufflet. Le spectacle peut commencer. Son déclencheur claque avec l’autorité d’un clap de cinéma, et, dans un « bizzzz » sûr de son fait, la machine recrache le cliché. Il n’y a rien à voir. Pas encore. Le papier d’un blanc crémeux sort vierge. Et l’improbable survient. Car, chaque fois, on est subjugué par le tour de passe-passe. C’est un souvenir d’enfance : des formes indistinctes montent à la surface du papier, et peu à peu la tante Louise apparaît lentement sur la plage au milieu des baigneurs. Ou plutôt sa silhouette émerge jusqu’à se fixer à la surface du cliché. Sur le Polaroid, le chapeau a une couleur rouge un peu trop vive, le bleu des rayures de son inévitable chaise pliante tire sur le magenta, le sable est d’un ocre profond. Le Polaroid n’a pas le souci de la précision. Dans son format carré, il retranscrit ce qu’il voit avec la palette d’un peintre orientaliste. Il enjolive plus qu’il ne décrit.

    Le Polaroid a donné son nom au courant artistique « Photographisme Polaroid ».

    Disparition du procédé ?

    Concurrencé par les photos numériques, la firme Polaroid a abandonné la production d’appareils à développement instantané en 2007. Elle a annoncé le 8 février 2008 la fermeture des dernières usines fabricant les films instantanés pour la fin de l’année, ce qui fut effectif en Aout 2008.
    Onze salariés de l’ancienne usine Polaroid d’Enschede ont racheté les machines encore disponibles afin de relancer la production. Les premiers films (N&B pour SX70) sont sortis le 25 mars 2010. L’objectif est de produire 3 millions de cartouches de pellicules en 2010 et 10 millions au maximum les années suivantes (contre 120 millions aux grandes heures de Polaroid). La vente se fera sur l’Internet et dans des circuits spécialisés. Fujifilm produit encore également quelques films instantanés.

    En ce début de millénaire, l’image numérique a-t-elle rendu obsolète le procédé du Dr Land. L’appareil traîne encore dans les foyers sur une étagère. Il en resterait aujourd’hui 500 millions dans le monde en état de fonctionner.

    Lorsque la firme Polaroid ferme ses dernières usines de films instantanés, l’Autrichien Florian Kaps réussit à convaincre André Bosman, le directeur technique de l’unité de production d’Enschede aux Pays-Bas, de reprendre une petite partie de la fabrication à son compte. On est en juin 2008. Concepteur de sites Web et de communautés en ligne sur ce procédé qui le passionne, Kaps lève 1,2 million d’euros pour fonder une start-up, The Impossible Project. Le pari est de taille : certains composants chimiques sont devenus introuvables. Et il faudra presque deux ans à l’équipe réembauchée par Bosman – 10 personnes d’une moyenne d’âge de 51 ans sur les 1 200 employés d’antan – pour mettre au point ses films. Vendus sur le site polaroid-passion.com, ceux-ci sont loin d’égaler la qualité de grain et de définition à laquelle était parvenue la firme Polaroid avec le film 779 par exemple. S’adressant à un marché de « niche », amateurs, artistes ou photographes de mode exigeants, la petite équipe doit améliorer au plus vite ses pellicules. A ces difficultés s’ajoute la concurrence imprévue de la firme Polaroid, qui semblait définitivement reconvertie aux technologies numériques. Elle vient de remettre sur le marché un appareil et des pellicules à développement instantané. Et entend bien le faire savoir avec la nouvelle star de la pop mondiale, la chanteuse Lady Gaga, chargée de créer une « ligne de produits » qui sera tenue secrète jusqu’à la fin de l’année.

    En Asie les photos instantanés redeviennent à la mode comme l’atteste les milliers de cliché mis en ligne sur le site « Flickr ». De même, depuis un an un peu partout en France on en entend de nouveau parler. La suite, comme pour la lomographie, c’est donc vous qui la ferait…

    Principe du film Polacolor

    C’est en 1962 que Edwin H. Land, président de la Polaroid Corporation de Cambridge, annonça que son procédé de photographie à la minute en noir et blanc venait d’être adapté à la couleur grâce au film « Polacolor ».

    Les principes chimiques auxquels ce film fait appel sont extrêmement complexes. Le négatif est constitué d’un ensemble de trois doubles couches d’émulsion constituées par des grains d’halogénure d’argent et d’une couche de révélateur chromogène. Chaque couche d’émulsion est sensible à une des trois couleurs primaires. Là où la lumière bleue tombe sur la couche sensible au bleu, les grains se trouvent impressionnés et constituent des collecteurs moléculaires pour les composés chimiques des colorants jaunes se trouvant à proximité. La lumière verte impressionne de même l’émulsion de la couche sensible au vert, mais traverse la double couche du bleu sans l’impressionner. De même, la lumière rouge traverse sans les impressionner les couches sensibles au bleu ou au vert pour aller impressionner les grains de la couche sensible au rouge.
    Le développement d’une photographie Polacolor après impression du film commence lorsqu’on tire sur la languette. Une gousse contenant un réactif alcalin est associée à la pellicule et se trouve écrasée au moment où, par traction on oblige le négatif et le positif à passer dans un ensemble de deux rouleaux ; le réactif alcalin est libéré et déclenche le développement.
    En se répandant sur le négatif et le positif, le réactif alcalin du film polacolor traverse rapidement les couches du négatif, et libère les molécules d’un révélateur chromogène spécial ; ceux-ci montent à travers les couches du négatif pour gagner le papier de tirage. Partout où une de ces molécules du révélateur atteint un grain d’halogénure d’argent ayant subi une exposition, il y a réaction entre l’argent et le révélateur ; l’argent se trouve développé et le révélateur demeure prisonnier. Toutes les molécules du révélateur chromogène entamant leur action presque simultanément, elles ont l’occasion de réagir sur les grains d’argent de la première couche d’émulsion. Ainsi, le révélateur chromogène ne réagit il que sur la couche d’émulsion sensible au bleu et demeure prisonnier de cette couche. Les révélateurs chromogènes magenta et cyan, ne rencontrant aucun piège dans cette couche, la traversent et atteignent le papier de tirage, où ils se combinent pour donner des bleus. De même dans les deux autres couches d’émulsion sensibles, les grains d’argent impressionnés permettent le passage de deux des révélateurs chromogènes et piègent le troisième. L’ensemble du processus prend 60 secondes. Au bout de ce temps, le réactif alcalin se trouve en contact avec l’acide du fixateur contenu dans le papier de tirage. La réaction entre ce fixateur et la solution alcaline arrête toute autre réaction chimique et lie les colorants, ce qui donne une image aux teintes lumineuses.

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    Vous pouvez consulter mon site internet de vente d’appareils « polaroid » :

    http://www.ergon-hommia.com/materiel-photo-polaroid.htm et la page dédiée http://www.facebook.com/Ergon-hommia

    Merci

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