Le bonus Agirc-Arrco supprimé et l’impact sur les retraités nés après le 1ᵉʳ septembre 1961

Le bonus Agirc-Arrco supprimé et l'impact sur les retraités nés après le 1ᵉʳ septembre 1961

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Mise en place d’une nouvelle réglementation pour les retraités

Depuis le 1er décembre 2023, de nouveaux changements concernant la retraite complémentaire ont été adoptés par les partenaires sociaux dans le cadre de l’accord national interprofessionnel 2023-2026. Le principe consistait à prendre sa retraite à l’âge légal, avec une réduction temporaire de 10% sur la pension de retraite complémentaire pendant trois ans. Désormais, ce dispositif ne s’applique plus aux nouveaux retraités ainsi qu’à ceux qui étaient en cours de pénalisation.

L’abolition du « malus » et ses conséquences

La récente suppression du malus de 10%, connu sous le nom de coefficient de solidarité, a été effective depuis le 1er décembre dernier pour les 13 millions de retraités percevant une pension supplémentaire. Les retraités déjà soumis à la réduction temporaire devront attendre avril 2024 pour voir cette mesure disparaître.

Les bénéficiaires du bonus : quelles conditions ?

Pour être éligible au bonus Agirc-Arrco, il faut avoir perçu l’une des allocations suivantes en novembre et/ou décembre 2023 : allocation forfaitaire de reprise d’activité, allocation de solidarité spécifique, allocation équivalent retraite et revenu de solidarité active. Il est important de noter qu’aucune démarche n’est nécessaire pour obtenir ce bonus, son versement étant automatique.

Les perdants de la suppression du bonus selon leur date de naissance

En revanche, la suppression du bonus Agirc-Arrco représente une perte pour les salariés nés après le 1ᵉʳ septembre 1961. Les actuels bénéficiaires du bonus pourront continuer à en profiter, tandis que les salariés non concernés par la réforme des retraites – ceux nés avant le 1ᵉʳ septembre 1961 – ne seront pas éligibles au bonus.

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Le site La Retraite en Clair de BNP Paribas a fourni quelques exemples chiffrés pour illustrer les pertes annuelles engendrées par cette suppression du bonus. Pour une pension complémentaire de 900 € par mois, la suppression représente ainsi un « manque à gagner » annuel de :
1 080 € en l’absence d’une majoration temporaire de 10%;
2 160 € en l’absence d’une majoration temporaire de 20%;
3 240 € en l’absence d’une majoration temporaire de 30%.

La fin du bonus-malus Agirc-Arrco : une mesure impopulaire depuis sa mise en place en 2019 pour les retraités

Depuis son instauration en 2019, le bonus-malus Agirc-Arrco était largement critiqué par de nombreux retraités du secteur privé. Sa suppression doit permettre de lever une partie des tensions et d’assainir les relations entre les allocataires et l’institution.

Des conséquences à long terme à prendre en compte pour adapter sa stratégie de retraite

Si cette mesure est une bonne nouvelle pour ceux qui subissaient la pénalisation temporaire. Elle va impacter négativement les salariés concernés par la réforme des retraites née après le 1ᵉʳ septembre 1961. Il leur faudra donc prévoir ces pertes potentionelles dans leurs plans de retraite et éventuellement élaborer une stratégie adaptée pour compenser.

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