Impact des Certificats de Performance Énergétique sur la valeur immobilière : une fiabilité contestée

Les exigences administratives pour la vente et la location de biens immobiliers

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Lorsqu’un propriétaire souhaite vendre ou louer son appartement ou sa maison, il doit se conformer à diverses exigences administratives.

Parmi ces dernières figurent, notamment, le recalcul de la surface habitable du bien, l’évaluation de la consommation annuelle d’électricité et/ou de gaz et la réalisation de diagnostics portant sur l’installation électrique, la présence d’amiante, de termites et de plomb, ainsi que les risques naturels et pollutions autour du logement.

Le rôle crucial des Certificats de Performance Énergétique (DPE)

Dans ce contexte, les Certificats de Performance Énergétique (DPE) occupent une place centrale. Ils renseignent en effet sur les performances énergétiques des logements et sont classifiés selon une note allant de A à G – A étant la meilleure note, correspondant aux habitations les moins énergivores, et G la pire note, représentant les habitats les plus énergivores.

Il est important de souligner que le DPE a un impact significatif sur le prix de vente ou la possibilité de location d’un logement : une habitation mal isolée et très consommatrice d’énergie sera dévalorisée, tandis qu’un logement moderne et bien isolé profitera d’une valorisation.

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Les résultats des DPE sont-ils fiables ?

Cependant, la fiabilité des DPE est sujette à controverse. Plusieurs études réalisées par des associations et des organisations ont en effet mis en lumière des écarts importants de notation entre différents professionnels. Par exemple, une maison a été classée B par l’un des experts et D par un autre; de même, une habitation s’est vu attribuer des notes C et E selon les diagnostiqueurs.

Une surestimation significative des consommations d’énergie

Selon une étude réalisé par le Council of Economic Analysis, les données de consommation énergétique fournies dans les DPE seraient largement inexactes et surestimées. En se basant sur les formules de calcul du DPE, les dépenses de chauffage seraient multipliées par six entre un logement classé G et un autre classé A. Or, selon des données publiées, il apparaît que le montant réellement dépensé en énergie pour un logement noté G correspondrait plutôt à celui d’une habitation classée C.

Quels sont les enjeux et les conséquences de cette fiabilité douteuse ?

Les conclusions de ces études viennent alimenter les débats sur l’utilité et la nécessité des DPE, dont la pertinence est déjà controversée. La fiabilité défectueuse de ces documents pourrait notamment empêcher certains propriétaires de louer leurs biens immobiliers si ceux-ci sont jugés trop énergivores.

Une perte de valeur immobilière pouvant atteindre 20%

D’après certaines estimations, le manque de fiabilité des DPE pourrait entraîner une perte de valeur immobilière allant jusqu’à 20%. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle repose sur un document obligatoire et dont les résultats sont censés éclairer les propriétaires comme les futurs locataires ou acquéreurs sur la qualité énergétique d’un logement.

Vers un renforcement du contrôle et de la régulation des DPE ?

Pour pallier ces carences, il serait nécessaire de réviser les méthodes de calcul et les critères utilisés pour établir les notes du DPE. Une démarche qui serait à même de redonner confiance aux acteurs concernés tout en garantissant une meilleure information sur les performances énergétiques réelles des habitations.

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